Points clés à retenir
Voici les points clés sur l’évolution et l’impact des scanners de codes-barres :
- Les scanners de codes-barres sont passés de prototypes précoces utilisant la technologie de son cinéma à des systèmes avancés qui stimulent l’automatisation.
- Il existe de nombreux types de codes-barres et de scanners de codes-barres, chacun étant adapté à différentes applications.
- Des innovations telles que la High Dynamic Range Plus (HDR+) améliorent l’expérience utilisateur des scanners de codes-barres modernes.
L’histoire des scanners
L’un des premiers lecteurs de codes-barres provient de DeForest, un ancien système audio de cinéma. Le tube photosensible détectait des variations de lumière et les convertissait en nombres, plutôt qu’en son de la voix de Cary Grant.
Au début des années 60, les chemins de fer ont expérimenté un système qui utilisait les bandes de couleur des wagons pour coder un nombre à 10 chiffres qui était ensuite lu en combinant des éclairages colorés et des capteurs capables d’en détecter l’intensité. Ce système n’a pas connu le succès commercial escompté, mais a par la suite été développé pour pouvoir utiliser l’éclairage projeté par un tout nouveau laser afin de décoder les codes-barres en noir et blanc. Le laser, qui se déplaçait facilement, passait sur le code de façon répétée pour le décoder, c’est de là que viendrait le terme « lecteur de code-barres »
Les pièces d’un scanner de code-barres
En règle générale, un scanner de codes-barres se compose de trois éléments essentiels : une source d’éclairage, un capteur qui détecte les variations de la lumière réfléchie par le code-barres et un décodeur qui convertit ces variations en données utilisables par un système de point de vente ou un progiciel de gestion intégré.
Pendant longtemps, la technologie disponible pour lire les codes-barres s’est limitée aux ensembles linéaires unidimensionnels (1D) alternant des lignes noires larges et fines que nous connaissons si bien. Les codes-barres 1D peuvent être considérés comme une sorte de code Morse optique avec des lignes de différentes largeurs au lieu de points et de traits. Ils étaient généralement lus par des lecteurs laser, qui utilisaient des miroirs ou des prismes contrôlés électroniquement pour balayer horizontalement les lignes noires avec le faisceau laser. Les lecteurs laser, qui peuvent être fixes ou portables, sont aujourd’hui encore largement utilisés. Certains lecteurs laser portatifs sont appelés « pistolets RF » ou « lecteurs RF » en référence, non pas à la manière dont ils lisent les codes, mais plutôt au fait qu’ils communiquent les données qu’ils ont générées par un signal de radiofréquence.
Dans les années 70, les lecteurs à balayage de trame fixes utilisaient des lasers et une combinaison de miroirs pour créer des modèles 2D capables de lire les codes-barres 1D sous tous les angles. Aujourd’hui encore, ils sont fréquemment utilisés sur les caisses des supermarchés.
L’introduction des dispositifs CCD et des codes 2D
Dans les années 90, les lecteurs dotés d’un dispositif à couplage de charge (CCD) utilisaient une unique rangée de cellules photosensibles situées sur une puce pour fonctionner comme une caméra 1D. Ces systèmes étaient moins coûteux que les lecteurs laser et au coude à coude avec eux sur le marché. Cette technologie s’est cependant démarquée dans les années 2000, lorsque des puces moins onéreuses et plus performantes ont rendu les matrices bidimensionnelles (2D) possibles et, avec elles, la possibilité d’enfin lire les codes 2D. Les codes 2D peuvent contenir bien plus d’informations que les codes-barres 1D, et ce dans un espace réduit. Les lecteurs à balayage de trame 2D fixes étaient toutefois limités dans les types de codes 2D qu’ils pouvaient lire.
La nécessité des lecteurs de codes-barres basés sur l’image
Certains secteurs, tels que la santé, la logistique et la vente au détail, misent tout sur la densité d’informations des codes 2D, ce qui donne une nouvelle impulsion au marché des lecteurs de codes-barres et renforce la nécessité des imageurs 2D ou lecteurs de codes-barres basés sur l’image. De nombreuses caméras CCD et CMOS (semi-conducteur à oxyde de métal complémentaire) haute résolution équipées de processeurs embarqués sophistiqués, disponibles en version fixe ou portative, ont révolutionné la logistique et la gestion de la chaîne logistique.
Les lecteurs de codes-barres basés sur l’image de tous types enregistrent une image puis utilisent des algorithmes de traitement des images pour détecter les codes-barres 1D et 2D. Ils parviennent également à lire les codes 2D à marquage direct de pièces (DPM) par micro-percussion ou gravés au laser sur les dispositifs médicaux, les pièces automobiles et d’autres produits durables.
Grâce à l’acquisition et à l’enregistrement des images des codes-barres à mesure qu’ils sont lus, les « échecs » et les « erreurs de lecture » peuvent être analysés après coup. Qu’il s’agisse d’une tête d’impression obstruée, d’une étiquette manquante ou d’un mauvais éclairage, l’examen de ces images permet d’identifier la cause du problème. Cette capacité de visualisation et d’analyse des images en vue de l’amélioration des processus est un avantage considérable, que seule la technologie de vision peut offrir.
L’évolution constante des scanners de codes-barres
De nombreuses technologies innovantes contribuent également à transformer la lecture de codes-barres. L’introduction de la technologie HDR (High Dynamic Range) améliore la qualité des images, les lentilles liquides ultra-rapides offrent une plus grande profondeur de champ et le lecteur unique doté de plusieurs capteurs d’images facilite la localisation et la lecture des codes-barres à différents endroits.